Michaelina Wautier à la galerie Colnaghi
La prestigieuse galerie Colnaghi expose notamment à la Foire ce tableau représentant le philosophe Diogène en train de lire, exécuté par « cette artiste flamande qui peignait pour la cour à Bruxelles et dont on connaît moins de 40 tableaux », précise la galerie. Tombée dans l’oubli, l’artiste a été redécouverte grâce à une exposition à Anvers en 2018. Le Kunsthistorisches Museum de Vienne, en Autriche, vient de la célébrer, tandis que, la Royal Academy of Arts, à Londres, l’exposera à partir de mars. Prévoyez autour de 800 000 euros, soit l’une des œuvres les plus onéreuses de la BRAFA.

Stand de la galerie A&R Fleury. Photo : A.C.
Dialogue féminin à la galerie A&R Fleury
Pour sa 17e participation à la BRAFA, la galerie A&R Fleury (Paris) offre un dialogue entre « deux femmes artistes qui ont participé à la Biennale de São Paulo », au Brésil, en 1961, explique Alexandre Fleury. Soit Maria Helena Vieira da Silva (avec des prix jusqu’à 450 000 euros) et Alicia Penalba (sculptures à partir de 45 000 euros) : une œuvre de chacune s’est vendue dès l’ouverture.

Stand de la galerie Grusenmeyer-Woliner. Photo A.C.
Un très vieux mammifère à la galerie Grusenmeyer & Woliner
La galerie Grusenmeyer & Woliner expose dans une allée de la BRAFA le crâne d’une bestiole plutôt impressionnante, quoique herbivore : un Triceratops surnommé « baby Jane », vieux de 66 millions d’années, soit de la fin du Crétacé. Assorti d’une présentation soignée et colorée, l’animal est affiché à plus de 500 000 euros.

Victor Servranckx, Opus 68, paysage de banlieue, 1923, huile sur toile. Photo : A.C.
Abstraction toute chez Virginie Devillez Fine Arts
Pour sa première participation à la BRAFA, la spécialiste de Magritte Virginie Devillez consacre une partie de son stand à l’abstraction belge, courant qui connut un certain succès dès l’entre-deux-guerres outre-Quiévrain. Tel le peintre Victor Servranckx, qui signe ici une superbe composition à la palette verte, représentant la banlieue, proposée à plus de 100 000 euros.

La providence appelant au retour des Bourbons, anonyme, vers 1815, huile sur toile. Segoura Fine Art. Photo : A.C.
Le retour des Bourbons à la galerie Segoura Fine Art
La galerie Segoura Fine Art expose entre autres cet étonnant tableau aux dimensions politiques et historiques, qui représente La providence appelant au retour des Bourbons, réalisé vers 1815, soit après la chute de Napoléon Ier. L’on y voit un démon tenter d’empêcher ce retour et, à l’arrière-plan, le château de Pau, où est né Henri IV. L’œuvre, dont l’auteur n’a pas été identifiée, est proposée à 28 000 euros.

Cabinet en bois noirci, vers 1640, galerie Lowet de Wotrenge. Photo : A.C.
Un précieux cabinet à la galerie Lowet de Wotrenge
De nombreux cabinets anciens sont proposés sur les stands de la BRAFA cette année, parfois agrémentés de scènes peintes. C’est le cas ici de ce cabinet anversois du XVIIe siècle enrichi de paysages très soignés à diverses saisons, proposé à 85 000 euros. La sculpture ne faisait pas partie du cabinet à l’origine.
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BRAFA, jusqu’au 1er février 2026, Brussels Expo, place de Belgique, 1, 1020 Bruxelles, Belgique, www.brafa.art




