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Tarek Atoui invité de la prochaine commande Hyundai pour la Turbine Hall de la Tate Modern à Londres

L’artiste d’origine libanaise travaillant à Paris, connu pour ses créations sonores expérimentales, dévoilera une œuvre in situ du 13 octobre 2026 au 11 avril 2027.

Stéphane Renault
28 janvier 2026
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Tarek Atoui lors de la présentation de la collection printemps-été 2026 d'Issey Miyake au Centre Pompidou, à Paris, en octobre 2025. Photo : Luna Conte

Tarek Atoui lors de la présentation de la collection printemps-été 2026 d'Issey Miyake au Centre Pompidou, à Paris, en octobre 2025. Photo : Luna Conte

La Tate de Londres et Hyundai Motor Company ont annoncé le nom de l’artiste qui réalisera la 11e commande conçue pour la Turbine Hall de la Tate Modern à Londres. Tarek Atoui, artiste et compositeur électroacoustique dont le travail s’inscrit autour de la performance, interviendra dans le vaste espace muséal, ouvert au public du 13 octobre 2026 au 11 avril 2027.

Né en 1980 à Beyrouth, au Liban, Tarek Atoui vit et travaille à Paris. S’appuyant sur ses recherches approfondies dans les domaines de l’histoire de la musique, de l’instrumentation et de la production, il crée des environnements multisensoriels qui repensent notre compréhension et notre expérience du son, mis en œuvre lors de concerts, conférences, performances collaboratives et workshops.

L’artiste utilise des appareils électroniques et ordinateurs adaptés aux besoins spécifiques de ses installations pour transmettre son intérêt pour des problématiques sociopolitiques. Au cœur de sa pratique se trouve l’invention d’instruments à la conception complexe, réalisés en collaboration avec d’autres artistes, compositeurs et fabricants, qui font également office d’objets sculpturaux, à l’instar de ceux conçus pour sa pièce WITHIN (2016) présentée à la galerie Chantal Crousel, qui le représente à Paris.

Souvent composés d’éléments organiques tels que le verre, l’eau et la céramique, ces instruments sur mesure sont activés par le toucher, le souffle et des moteurs. Tarek Atoui combine la musique ainsi produite avec des enregistrements environnementaux provenant de divers endroits géographiques et des sons générés par ordinateur pour élargir la notion de son au-delà de l’ouïe. Son travail explore la manière dont « l’écoute » peut être expérimentée à travers plusieurs sens, y compris des formes tactiles et visuelles de perception.

« Tarek Atoui a captivé le public international grâce à son approche novatrice du son, a salué Catherine Wood, directrice par intérim de la Tate Modern. Alliant musique, technologie, sculpture et performance, c’est un artiste véritablement pluridisciplinaire dont le travail fait référence aux réalités sociales, historiques et politiques actuelles. L’espace architectural joue un rôle important dans les recherches actuelles d’Atoui sur le son et les vibrations, et nous sommes impatients de voir comment il interagira avec le public dans l’espace public de l’emblématique Turbine Hall de la Tate Modern. »

« Tarek Atoui sculpte le son, créant une expérience sensorielle tangible qui unit les instruments de musique, les espaces physiques et le public, a commenté de son côté DooEun Choi, directeur artistique de Hyundai Motor Company. Pour la 11e Hyundai Commission, nous sommes impatients de voir comment son approche radicalement collaborative et expérimentale rassemblera les gens autour d’une réflexion commune sur notre monde contemporain. »

Au cours de la dernière décennie, la Hyundai Commission a accueilli plus de 19 millions de visiteurs. Chaque année, un artiste est invité à créer une nouvelle œuvre dans le vaste espace industriel de la Turbine Hall, redéfinissant ainsi la perception du public à l’égard de l’art contemporain. Tarek Atoui succédera à l’artiste samo-norvégienne Máret Ánne Sara, qui présente jusqu’au 12 avril son installation multisensorielle et écologique Goavve-Geabbil, faisant écho à l’histoire du site de la Tate Modern, une ancienne centrale électrique alimentée au pétrole et au charbon, invitant le spectateur à considérer l’énergie non pas comme une ressource à exploiter, mais comme une force vitale sacrée ancrée dans les connaissances ancestrales et l’interconnexion.

Le travail de Tarek Atoui a été présenté dans de nombreuses institutions internationales, notamment au Pirelli HangarBicocca, à Milan (2025) ; au TBA21, Thyssen-Bornemisza Art Contemporary, à Madrid (2025) ; au Kunsthaus Bregenz (KUB), à Bregenz (2024) ; à la Cukrana Gallery, à Ljubjana (2024) ; au S.M.A.K, à Gand (2024) ; à l’IAC de Villeurbanne (2023) ; au MCA, à Sydney (2023) ; au MUDAM, au Luxembourg (2022) ; à la Fondation Serralves, à Porto (2022) ; à The Contemporary Austin, au Texas (2022) ; à the FLAG Art Foundation, à New York (2022) ; au Fridericianum, à Cassel (2020) ; à la Sharjah Art Foundation, à Sharjah (2020) ; au NTU Centre for Contemporary Art Singapour (2018) ; au Berkeley Art Museum et Pacific Film Archive (2015) ; à la Fondation Louis Vuitton, à Paris (2014 et 2015).

Il a également été invité à participer à des expositions collectives : actuellement à la Biennale Desert X AlUla (2026) ; à « Elevation 1049 » à Gstaad (2023) ; à la 17e Biennale d’Istanbul (2022) ; à la Bourse de Commerce - Pinault Collection, à Paris (2021) ; à la 13e Biennale de Gwangju, en Corée du Sud (2021) ; au Walker Art Center, à Minneapolis (2019) ; lors de la 58e Exposition internationale de la Biennale de Venise (2019) ; à la Fondazione Prada, Ca’Corner della Regina, à Venise (2014) ; à la Documenta 13, à Cassel (2012) ; à Performa 11, à New York (2011) ; au New Museum of Contemporary Art, à New York (2010) ; à la 9e Biennale de Sharjah (2009) ; à la Haus Der Kunst, à Munich (2010).

Les œuvres de Tarek Atoui figurent notamment dans les collections du Solomon R. Guggenheim Museum, à New York ; de la Fondation LUMA, à Zurich ; de la Pinault Collection, à Paris ; de la Tate Modern, à Londres ; de l’IAC, à Villeurbanne ; du Serralves Museum, à Porto ; de la Sharjah Art Foundation, à Sharjah ; ou encore du Centre national des arts plastiques (Cnap), à Paris.

Musées et institutionsTate ModernTurbine HallTarek Atoui
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